2016-04-27

L’erreur d’un employé

Illustration d'un employé et un employeur autour d'une table. Les articles sous cette rubrique sont de l’information générale et dans chaque situation, l’application et l’interprétation d’une loi, règlement ou situation factuelle peut diverger alors il est préférable de communiquer avec notre équipe pour obtenir plus d'information.

L’erreur est humaine; de la même façon, il n’y a que ceux qui ne travaillent pas qui ne commettent pas d’erreur. En milieu de travail, qui, du salarié ou de l’employeur, doit supporter l’erreur du salarié? 

De façon générale, c’est l’employeur qui doit assumer les risques d’erreurs de ses salariés. Il lui revient de bien choisir ceux-ci au moment de l’embauche, de les former et de superviser leur travail pour diminuer les erreurs le plus possible. Le salarié, de son côté, doit fournir sa prestation de travail avec diligence et, une fois ladite prestation de travail accomplie, le salarié a droit à son salaire comme convenu. 

La retenue sur le salaire

En cas d’erreur, l’employeur ne peut pas retenir des sommes sur le salaire à verser au salarié sous prétexte qu’il a perdu de l’argent. Pensons par exemple à l’erreur de caisse ou encore à l’erreur ayant causé un bris d’équipement. L’article 49 de la Loi sur les normes du travail interdit toute retenue sur le salaire, à moins d’y être obligé par la loi ou si le salarié y consent par écrit.

Les cadres supérieurs

La Loi sur les normes du travail, toutefois, ne s’applique pas aux cadres supérieurs. Il serait donc possible de prévoir dans des contrats de travail des pénalités ou des possibilités de retenues en cas d’erreur, de manquement ou d’insubordination d’un cadre supérieur.

Mais dans tous les cas, l’employeur devrait privilégier l’exercice de son pouvoir de gérance et appliquer des sanctions disciplinaires (avertissements, suspension, etc.) au salarié fautif, en y allant graduellement, jusqu’au congédiement.